LE SYNDICAT DES EMPLOYéS DE LA SCIERIE ARBEC S’INQUIèTE DU PROLONGEMENT DE LA FERMETURE

Le syndicat des employés de la scierie Arbec de L'Ascension s'inquiète de la décision de l'employeur de prolonger la fermeture pour quatre semaines supplémentaires.

Alors que la fermeture temporaire de l'usine Arbec Bois d'œuvre a débuté le 14 juin dernier, le Groupe Rémabec, qui possède les installations, a annoncé lundi que la fermeture se poursuivra pour au moins un mois.

Le président du syndicat affilié à la CSD qui représente les employés de la scierie Arbec, Olivier Larouche, ne cache pas son inquiétude devant la décision de l'employeur.

Il souligne qu'environ 180 travailleurs syndiqués doivent se tourner vers l'assurance-emploi, ce qui n'est pas sans risque pour le maintien de la main-d'œuvre, selon lui.

C'est arrivé l'année passée et j'ai perdu 30 confrères de travail. Je ne sais pas en ce moment s’il y en a qui sont partis ailleurs. Ce n’est pas tout le monde qui aime l’assurance-chômage. Puis je peux comprendre, car tout le monde a le droit d'avoir un minimum de salaire et de vivre dans la dignité, stipule-t-il.

Olivier Larouche soutient que c’est lorsque la scierie va reprendre ses activités qu’il pourra constater l'étendue des dégâts.

De plus, Olivier Larouche s'inquiète du fait qu'Arbec a l'intention de fusionner ses activités avec la scierie Petit Paris, dont il est propriétaire à 50 %, avec celle de L'Ascension, beaucoup plus moderne.

L’employeur nous en a parlé à la fin juin. Ça va être un mariage obligé, mais ça ne sera pas un mariage d'amour. Petit Paris et nous, nous n'aurons juste pas le choix.

Rencontre avec le forestier en chef

Olivier Larouche entend rencontrer le forestier en chef la semaine prochaine et se joindre au président de sa centrale syndicale pour demander une réforme du régime forestier, alors que le coût de la fibre demeure trop élevé pour assurer la rentabilité des entreprises.

Il affirme également que le syndicat souhaite pousser le gouvernement à apporter des changements au régime forestier.

Ça date de 2013 et là on est en 2024. Il a besoin d’être mis à jour pour qu’on arrête de toujours se demander si on va devoir arrêter ou continuer nos activités, explique-t-il.

Olivier Larouche croit qu’il risque d’y avoir des fermetures définitives de scieries dans les prochaines années au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La diminution du bois à couper dans la région est une des principales raisons selon lui.

Avant, on avait 36 % de la superficie totale des arbres qu’on pouvait couper dans la province. Maintenant, ça ressemble à 15 %. C’est sûr qu’il va avoir des pertes d’emplois, mais on ne sait pas quand pis où ça va se produire, souligne-t-il.

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