PONT DE L’îLE D’ORLéANS : LA CSN DéNONCE L’EXCLUSION DE CANAM PONTS

Au tour de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) de dénoncer l'exclusion potentielle de l'entreprise Canam Ponts pour la construction du nouveau pont de l’île d'Orléans. La CSN et le syndicat des employés de l'entreprise déplorent le fait que les critères mis en place par le ministère des Transports (MTQ) excluent la compagnie québécoise .

Il est prévu que le nouveau pont soit soudé sur place, alors que la technique utilisée par Canam Ponts est l’assemblage par boulonnage sur le chantier de construction.

Selon la CSN, ces exigences favorisent des fabricants européens. L'obtention du contrat permettrait de maintenir 150 emplois sur une période de deux ans.

La centrale syndicale demande au ministère des Transports et aux ministres concernés par le projet de modifier les exigences demandées afin de permettre à l'entreprise québécoise de soumissionner dans le devis technique.

On a l’expertise pour faire ce genre de projet

Canam Ponts estime que la méthode du boulonnage est celle à privilégier pour construire le nouveau pont de l'île d'Orléans. L'entreprise souligne que la majorité des ponts en Amérique du Nord ont été construits à l'aide de cette technique.

On a l’expertise pour faire ce genre de projet, affirme Steve Giroux, président du syndicat des employés de Canam Ponts.

Canam Ponts prétend avoir démontré cette expertise en réalisant la fabrication du pont Champlain, et plus récemment, celle du pont Gordie Howe qui relie Détroit et Windsor.

Il s'agit d'un avis partagé par François Enault, premier vice-président de la CSN. Si on est capable de faire un pont entre Windsor et Détroit, je ne comprends pas qu’on ne soit pas capable d’en faire un pour l’île d'Orléans.

De surcroît, Steve Giroux estime que la construction locale présente de nombreux avantages, dont la diminution des gaz à effet de serre et la conservation des revenus fiscaux à l'intérieur de la province.

Le MTQ n'a toujours pas réagi à la sortie conjointe du CSN et du syndicat de Canam Ponts.

Le 27 juin dernier, le Ministère avait expliqué sa préférence pour la technique du soudage en mentionnant que celle-ci était plus durable que la technique du boulonnage.

Le Ministère ajoutait que les boulons ont tendance à rouiller, ce qui peut altérer la durabilité du pont ainsi qu'affecter l'aspect visuel, un argument rejeté par François Proulx-Dupéré, secrétaire général du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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